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Sicilia 2013 : Côte Nord. D’une plage après le détroit de Messine à Palerme!

31/10/13 D’une plage après le détroit de Messine à Milazzo côté Ouest (après le cap)

L’objectif du jour est Milazzo et son cap. Aujourd’hui encore il faudra passer une zone pétrolifère, cela ne me fait désormais ni chaud ni froid, mais bon… L’ambiance du départ est sympa, avec les lumières de la côte Italienne qui s’égarent au loin, un beau ciel étoilé et une mer calme. En longeant la côte je suis surpris de voir tout ces bateaux de pêche de tailles conséquentes entreposés sur des remorques, accompagnés de bulldozers qui servent à la mise à l’eau, mais aussi à travailler la plage en conséquence. Cela dure des kilomètres et des kilomètres. Je me demande vraiment en pleine saison de pêche à quoi cela doit ressembler, où si l’activité décline et les bateaux placés en une sorte « d’hivernage » prolongé… Il faut toujours faire attention aux pêcheurs sous marins, la plupart sont bien équipés, mais il reste quelques irréductibles qui font ça à l’ancienne, en passant près du relief il s’en faut de peu une fois… Ce qui est étonnant c’est que sur cette portion de côte, il y a de gros oursins : c’est bien le seul endroit jusqu’à présent où ils ne sont pas pêchés. Curieux. Arrive la zone pétrolifère, arrive aussi un flux de N/NW qui forcit jusqu’à 5b au début, puis se stabilise à 4b. Cela suffit pour lever un peu de mer ; avec les pétroliers au mouillage ça donne l’ambiance. Ces pétroliers là sont énormes, probablement plus de 300m de long.

Physiquement ce flux n’est pas négligeable, d’autant plus qu’en approchant des reliefs du cap le flux est de ¾ de face puis de face à 2 miles du port de Milazzo. Là, physiquement, c’est dur ; jusqu’au dernier coup de rame en arrivant vers le deuxième petit port avant le cap, le vent ne lâche rien. Je mange un morceau, fait une petite sieste le temps de voir l’évolution de tout ça. Une heure après je constate que le flux s’est bien stabilisé et semble même baisser un peu en intensité : je repars vite, le cap se passe bien, c’est un joli cap dans la lignée de nombreux caps en Sicile : long et exposé. Passé le cap la vue sur les îles Lipari, particulièrement l’île Vulcano est superbe, ici on est au plus près. Le vent me porte et j’aborde tranquillement la traversée du petit golfe. La lumière du soleil déclinant est superbe sur le cap, c’est quand même un sacré morceau de rocher : imposant ! Je me pose sur la plage à un niveau qui me permette d’aller facilement en ville pour recharger le téléphone. La plage de galets est un régal, ras le bol du sable… Petite virée en ville et vers le port, il y a de l’ambiance… La nuit est paisible, j’entends la houle qui arrive, ça à pas l’air bien méchant…

01/11/13 Milazzo à une pointe (18 miles)

Départ que j’envisage chiant et délicat à cause d’une houle qui longe la plage, on pourrait dire de secteur NW. Je soupçonne que cette houle va s’atténuer au fur et à mesure en allant vers le petit « golfe » vers Tindari. La plage est pentue, c’est un « mur » de 60-70 cm en fait, la houle se casse sur le bord. Même si c’est pas de la grosse houle, faut pas se rater, quand la vague se retire le kayak est attiré avec force et comme il y a très vite du fond (pour moi en tout cas :-) ) il ne faut pas se laisser déstabiliser. Cela ne ferait pas très élégant de rater son départ avec tout les pêcheurs déjà en place :-) Je mets le kayak en équilibre sur la butte, le fait glisser rapidement lors d’une accalmie, saute dans le kayak sans rentrer les pieds et pagayes vite fait quelques coup pour m’éloigner de quelques mètres et la houle arrive déjà : juste dans le timing, une quinzaine de secondes environ ! Je rentre vite les jambes, mets la jupe et c’est parti. Ambiance entre houle et vent qui se croisent. Un vent de Sud variable 2/3b. Au bout de quelques kilomètres ça s’estompe pour faire place à une mer d’huile vers Tindari. Mais alors totalement d’huile ! A tel point que l’on a l’impression de planter la pagaie dans le vide…L’ambiance est sublime, Depuis le matin le ciel est chargé, énorme cumulonimbus sur Lipari et ciel d’instabilité sur ma zone. Les reflets et la lumière sont superbes : c’est le secret de la Méditerranée. En arrivant vers la pointe, je suis complètement perdu dans ma navigation : mon gps n’indique pas la zone de sable et le relief de part sa taille fausse toutes tentatives de définir des distances. Seules les personnes sur la plage donnent une indication : c’est immense ! Faut dire que ce relief apparaît après une zone très basse… Je contourne la plage qui ferme le petit golfe en fait, et c’est sublime. Viens ensuite la deuxième claque avec la réserve naturelle de Tindari : hautes falaises, superbe végétation, beaucoup d’oiseaux nichés un peu partout, des plages superbes entre les reliefs, des plages dans des « grottes », des fonds transparents, tout cela renforcé par des lumières orageuses… MAGNIFIQUE !!! Passé la réserve le ton change, ça tourne au Nord Ouest, du 3/4b qui se renforce. Je longe la plage et le relief au plus près, des risées plus fortes, j’essuie un premier grain, pas très fort mais significatif pour la suite. Un autre plus conséquent, et d’autres vers Lipari. Je me pose, me couvre en conséquence et attends que cela passe en mangeant un morceau. Ça donne quand même ! Je repars mais décide de garder la suite pour demain, un petit flux d’ouest qui boucle tout ça arrive. Plein le … je me pose avant une pointe qui me donnera le ton d’une houle de NW qui arrive tout doucement…

02/11/13 Pointe à S Agata par Capo d’Orlando

Une houle de NW est arrivée, c’était prévu : du 0,5m là où je me trouve. En moyenne ça correspond, mais de temps à autre des trains de houle étrangement beaucoup plus conséquents s’imposent : donc méfiance. Vers la pointe ça brasse pas mal avec du courant mais ça passe bien, je découvre que cette houle même pas grosse rend toute la côte malsaine. Objectif Capo d’Orlando ! Qui arrive assez vite finalement. Je file jusqu’à Santa Agata : oh la belle plage tranquille et accueillante à l’abri de la houle ! Pour aujourd’hui mon choix est vite fait, je me pose, journée « tranquille » aujourd’hui. J’ai pas mal avancé non-stop depuis un moment, j’ai besoin de me poser un peu au soleil, de laver et sécher mes vêtements, faire deux trois courses, et préparer ma belle étape de demain.

03/11/13 Santa Agata à Cefalù 30,4 miles en 09H

Je pars à 07h15, 30 minutes plus tard que prévu, décidément ça devient dur le matin ! La risée du matin est intense, évidemment de face ou ¾ de face, un bon 3b avec quelques risées.De quoi mettre de l’ambiance pour cette longue navigation. La houle est toujours présente, et plus que jamais sur ce trajet, si des plages sont des petits murs de galets ou petits cailloux, donc posables si besoin, la plupart du temps la côte est truffée de petites roches affleurantes ou bordant l’accès à la côte. Même avec cette houlette, un débarquement serait fatal pour le kayak. Donc ambiance, mais je reste concentré, il faut que j’avance. Déjà depuis le début, au loin, il est possible de bien distinguer le massif rocheux ou est blotti le port de Cefalù. Toute ma navigation du jour se déroule devant moi, succession de reliefs qui plongent en pointe dans la mer, avec les petites « villes » de S Stefano et Finale au loin, sorte de stop-chrono pour moi aujourd’hui. Les heures passent, les miles défilent de reliefs en reliefs, la houle s’estompe progressivement mais pas totalement. Je passe mon temps à repérer un endroit « posable » au cas où. Oui, mais il fait beau et la météo se maintient ! Oui mais c’est au cas où. J’ai le cul posé sur la Méditerranée, même si c’est cool aujourd’hui je suis en mode « pression ». Arrive la dernière pointe rocheuse d’où l’on aperçois à 5 miles de là la digue du port, les roches dressées et le phare posé contre le relief : ok. La mer est d’huile, le soleil décline déjà, je me retourne pour admirer le spectacle car les rayons du soleil font ressortir les roches de la végétation et procurent un relief saisissant sur l’ensemble de la côte. C’est superbe, bien mieux que pendant ma navigation à contre-jour du relief, qui écrase les détails et rend la côte bien moins accueillante… J’arrive vers les rochers bordant le port, c’est très sympa. Je relâche la pression, même de l’émotion : c’est que je me suis mis une pression pas possible aujourd’hui. Trop peut être ! Mais c’est comme ça. Je suis à Cefalù, à environ 37 miles de Palerme ! En arrivant près de la plage il y a un catamaran au mouillage, le gars me salue au passage. Le gars c’est Jean Michel, nous faisons connaissance sur la plage. Je suis invité à bord pour l’apéro, puis nous mangeons ensemble. C’était vraiment très très sympa !!! Son catamaran, c’est lui qui l’a construit, sept années de boulot et de rêve pour profiter de belles navigations pour la retraite : génial ! Faut dire qu’il fut un temps où Jean Michel possédait son propre chantier naval de construction de catamarans…

Lundi 4/11/13

La météo prévoit un avis de vent frais secteur NW pour la soirée, avec du 4b la journée : je ne prends pas de risque : en deux jours je suis à Palerme. Sauf que le vent est de secteur Sud et du 2/3b donc j’aurais pu atteindre le port de Porticiolo à 25 miles d’ici. Et merde, comment savoir ! J’aurais pu tenter le port de Termini, à 15 miles de là, mais apparemment pas génial pour bivouaquer, et cette fois-ci le mauvais temps arrive pour de bon… Et puis c’est bien plus joli et confortable ici ! Normalement, vu la météo, vendredi ou samedi la boucle est bouclée. Le soir je mange de nouveau avec Jean-Michel, le baromètre descend doucement mais sûrement…

Mardi 05, Mercredi 06 et jeudi 07/11/13

Cette fois-ci c’est pour de bon. L’endroit est « protégé » par les reliefs, protégé dans le sens où le flux de Nord Ouest n’arrive pas directement ici. Le vent contourne les reliefs, cela donne des rafales parfois violentes arrivant d’un peu toutes les directions. Pas confortable pour Jean-Michel et son Cata, pas confortable pour ma tente que je dois attacher au kayak à une extrémité dans la nuit suite à une méchante bourrasque aussi soudaine que courte, et d’une direction opposée à la plupart des rafales… Ça a soulevé (plutôt arraché) l’abside du sol. C’est pas faute d’avoir solidement attaché la tente, mais les fermetures éclairs n’ont pas résisté au mélange sable/humidité des dernières semaines, je ne pouvait plus la fermer correctement. Pour du vent moyen c’était ok, mais là… Les grains orageux ne durent pas plus d’une journée, mais la houle arrive, et évidemment comme à chaque fois dans ces moments là je dois déplacer la tente car l’eau monte plus haut sur la plage. Il faut dire qu’avec l’expérience, il est possible de voir et d’anticiper tout de suite pour trouver un emplacement correct, en prévision du mauvais temps. Là j’ai été joueur : quand une vague est venue lécher le sable à 20cm de la tente, la nuit, j’ai fini par bouger !

Le mercredi, la houle est trop importante. Il y a encore du vent, pas la peine d’envisager de partir et je me dis que cela risque d’être compliqué avant vendredi. Je sais aussi que la zone est un peu malsaine avec cette houle, et que cela ira mieux après Cefalù. J’ai vu ce que cela faisait de partir juste le lendemain d’un coup de vent en partant de Porto Empedocle, là j’augmente un peu ma marge avec 24h de plus : une fenêtre météo semble se confirmer pour vendredi et samedi, juste de quoi finir, car après le vent va se renforcer de nouveau apparemment…

Le jeudi ma décision est donc prise, j’attends 24h de plus le temps que la houle se tasse plus. En fin de nuit elle devrait être de l’ordre de 70cm en moyenne, donc ça sera bien. Je pars faire un tour à Cefalù et me pose dans un café, j’en profite pour écrire et mettre mes futurs articles en forme, car depuis que j’avance non-stop, entre les problèmes de recharge des batteries, les journées qui sont courtes et la fatigue le soir, très difficile de mettre le site à jour…Et puis j’ai tout ce qu’il me faut sous la main, chocolats, glaces :-)

Vendredi 08/11/13 De Cefalù à Porticiolo

Depuis hier soir je bouillonne intérieurement. C’est un mélange de sensations qui fait un peu monter le palpitant car je sais que la fin du périple approche, je sais qu’il reste encore 37 miles et un cap à passer, je sais que depuis quelques jours d’immobilité forcée je ne me relâche pas complètement voire pas du tout car c’est un piège ça. Je ne suis pas terrien encore, et je reste concentré au final. Il faut dire que toutes ces navigations non-stop laissent des traces mentalement et physiquement, et il faudrait de toute façon plusieurs jours pour pouvoir se déconnecter de ça. Mais ça c’est pour dans deux jours. Le physique et le mental sont là justement ! Il va y avoir un peu de houle une partie de la journée, mais elle va se tasser progressivement donc d’ici huit heures de navigation ça sera parfait en arrivant vers Porticiolo. Je pars et longe la digue du port en même temps que quelques pêcheurs pros du coin. J’attends ce moment caractéristique où la pointe de la digue se rapproche, où l’on découvre en quelques mètres le menu du jour qui s’ouvre vers le large. Ça tape encore un peu mais c’est parfait. Je m’éloigne rapidement du bord pour longer Cefalù, j’aime cette ambiance. Il faut contourner quelques roches affleurantes où ça lève pas mal, puis la navigation se dévoile de nouveau entièrement jusqu’au cap Zafferano, lorsque les brumes se dissipent. Il y a encore du boulot quand même ! Je trouve la portion jusqu’à Términi Imerese interminable. D’autant plus qu’il y a encore deux digues de pétroliers à passer avec une brise d’Ouest/Nord Ouest d’un bon petit 3b. Mais ça finit par arriver, le passage de la digue est inconfortable comme d’habitude mais après les conditions deviennent très calmes, et là pour une fois je pagaie en mode détente. Je sais que cette étape est gagnée, je sais que demain je serai à Palerme ! Pour autant jusqu’à Porticiolo il reste encore environ 12 miles (10 miles à vol d’oiseau), mais je savoure l’apparition de chaque petits détails sur le cap Zefferano… Je me pose dans un endroit abrité juste avant le port de Porticiolo, c’est un hôtel désaffecté qui à brûlé, une bonne option si il y à un peu de houle de NW, mais là c’est calme. L’ambiance est très étrange, un peu lugubre mais aussi paradoxalement accueillante. Je pose la tente en hauteur sur le béton, il y a quelques jeunes sympas qui traînent là : un petit passage dans un grillage y permet l’accès de la route. L’endroit est tranquille, du moins en cette saison… Normalement c’est la dernière nuit en Sicile, et je savoure ce moment…

Samedi 09/11/13 De Porticiolo à Palerme !

Aller hop ! Direction le cap. Le soleil n’est pas encore levé, les nuages sont flamboyants, un peu de vent de sud, annoncé comme 2b avec rafales à 4b. Le soleil vient rapidement lécher les falaises, il fait lourd déjà. Passé le petit îlot il y a quelques jolies rafales, ouaw ça envoie ! Décidément je n’arrive pas à m’enlever cette expression du crâne : quel ventilateur cette Méditerranée !!! Mais c’est juste des accélérations dues aux reliefs, la mer est calme, houle de NW de 20cm, puis plus rien après la base du cap dans le golfe de Palerme. Plus rien sauf les odeurs pas vraiment agréables qui apparaissent…  Plus j’avance, plus je suis dégoûté de voir les pêcheurs baignant dans cette eau. Non pas qu’elle paraisse si sale que ça (,,,), mais alors qu’est ce que ça pue par moment! En passant les digues du port de Palerme c’est mieux, il y a une petite brise d’Ouest qui apporte un peu de fraîcheur dans les narines… En approchant le port d’Arenella, j’aperçois deux kayakistes. Je vais à leur rencontre et dis au gars : » tu es le premier kayakiste que je rencontre en mer depuis le début du tour ». « Ah ben il y en a un vingtaine devant en direction de Mondello « ! C’est en fait une partie du groupe du club de Palerme en compagnie d’autres kayakistes, et si j’ai bien compris ce rassemblement fait suite à une session d’entraînement vers les îles Lipari vendredi pour l’obtention du BCU 5 star. Ah ok ! Bon je me pose sur la petite plage qui n’a pas changé depuis mon départ, comme le monde en général en fait : cela fait un mois et dix jours que je suis parti… Je savoure quelques instants ce moment magique, devant le ballet des kayakistes qui passent devant la plage. Quelques uns viennent à ma rencontre à terre, dont Vincenzo. On me propose à chaque fois de prendre une douche et de les rejoindre au club, dans le fond j’ai vraiment envie d’aller à leur rencontre, mais j’ai énormément de choses à faire avant de prendre le ferry le soir même, je sais que les conditions en Méditerranée sont mauvaises et que cela va se renforcer lundi (violent coup de vent à localement forte tempête annoncée), et il n’y a pas de ferry Palerme/Gênes le dimanche. Je n’ai pas envie de rester avec tout le matos, ici et de toute façon je reviendrai en Sicile pour visiter en détail certaines zones, ainsi que les terres, notamment vers l’Etna  et les îles! Donc je décline à chaque fois à contre cœur ces invitations… Mais c’était très sympa ! Maintenant il faut aussi tout sortir du kayak, faire sécher vite vite au maximum au soleil gilet, jupe, tente, réservoirs d’eau, sacs étanches, vêtements, les compartiments du kayak, car la moindre humidité finit par se se coller sur les parois, et tout cela moisit très vite sans entretien régulier… Ensuite 30 minutes de marche pour retrouver la voiture au caravaning, je prends avec moi les objets de valeur, les pagaies… Il fait aussi chaud que lors de mon départ, il y a même des cigales qui chantent dans certains arbres !!! C’est quand même plus chaud que la normale à cette époque. La voiture va bien, je dois payer la moitié du mois de novembre alors que l’on est le 09… Mais ce caravaning m’a permis de partir vite en octobre, donc… je retourne en voiture à Arenella, chargement du kayak sur la galerie, aïe là c’est sérieux c’est vraiment la fin. Impossible de réserver le billet de retour en ligne, il faut passer au guichet de Grandi Navi Veloci. Font décidément chier ceux-là. Dans la file d’attente où les gens râlent, je ressens un besoin urgent de me poser un peu sur la plage avant de partir, je retourne de nouveau à Arenella, me prends une pizza au port que je vais déguster au calme sur la plage. C’est samedi soir, il y a de la vie dans les alentours, la mer est calme, très calme, je suis vraiment heureux d’avoir pu finir ce tour en une fois. La nostalgie fait son apparition, c’est le signe du début d’une autre aventure : même si elle n’a pas été « longue » en soi, même si on est pas totalement déconnecté de la civilisation, on évolue en « décalage », et le retour et aussi une aventure…

La voyage en Ferry a déjà été un grand moment! Je crois que je n’ai jamais été autant dans le gaz que lors de cette traversée… J’ai dormi comme une masse une bonne partie du trajet, je n’avais plus aucun repère temporel, même avec l’heure sous le nez. J’ai pris un méga petit dèj alors que l’on arrivait vers le mauvais temps : avec ponctuellement des creux de 4 et 5 mètres… Et j’ai vraiment eu du mal à sortir de temps en temps de mon sac de couchage… J’ai rencontré en cours de route Caroline, Matthieu et leur petite fille Nina, qui habitent vers Chamonix! C’était très sympas! En me réveillant d’une sieste j’aperçois une digue à travers la fenêtre. C’est quoi ça? On est déjà arrivé? J’ai raté un épisode là… L’atterrissage va être dur :-)

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