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Sicilia 2013 : le départ, le vrai!

Samedi/Dimanche 29 septembre

Rentrer dans le navire avec la voiture me laisse un goût d’amertume… Mais bon… Va falloir trouver une solution pour mettre la voiture en sécurité. Je pense gagner un peu de temps sur le ferry, mais aucune connexion internet depuis une semaine : tan pis, j’aviserai sur place. En sortant du navire c’est un peu du genre : gauche ou droite ? Gauche ? Droite ? Bon, aller, à gauche ! Bingo, je trouve un camping « caravaning » pas très loin du port. Accueil très sympas, j’expose mon problème et on me propose 100 euros pour un mois : le mer n’est qu’à 3 ou 4 kilomètres, et le complexe surveillé en permanence et fermé la nuit, C’est une solution ! Il y a bien un ou deux camping près de la mer à environ 10 kilomètres mais en cette période les campings ferment les uns après les autres, ou difficilement joignables… Ce caravaning sera donc ma solution.Je remplis les réservoirs et dodo. La nuit il pleut, un petit orage et le lendemain le kayak est recouvert de sable…

Lundi 30 septembre

Levé matinal, préparation du matos, je vais en ville pour trouver une carte sim italienne : c’est l’opérateur wind qui propose l’offre la plus intéressante : en prépayé 20 euros 2go d’internet + appel illimités + sms, incluant le prix de la carte sim : ok. J’emmène le kayak sur la plage de porto di Arenella, Je charge en grande partie le kayak et ne garde avec moi que les objets de « valeurs », y compris les pagaies. La mer et belle, le vent orienté Est devrait me pousser, motivé je ramène vite la voiture au camping. Les 4 kilomètres pour rejoindre la kayak sont vites avalés mais belle suée quand même ! Tiens, le temps de finir de charger le kayak et le vent s’oriente Ouest : il est 14H, sûrement un phénomène de brise. Cela ressemble finalement à un flux d’ouest modéré qui forcit de temps en temps mais régulièrement. Aller c’est parti ! Je teste le kayak chargé puis direction Mondello. Les 20 premières minutes tout ce déroule bien, ça moutonne mais c’est cool. Je note que je prends l’eau, peut être par la jupe, curieux. En arrivant vers une pointe on sent que l’ambiance change. Ça n’a pas l’air trop méchant mais il y a de bonnes rafales : je veux régler cette histoire d’eau dans le cockpit. Je me pose sur une petite plage, repère un endroit de bivouac au passage, petit rangements et rien ne semble anormal. J’y retourne et cela forcit encore. Ca mouille pas mal mais en rasant les rocher c’est ok. Je retrouve cette sensation de « pression »  que je ressens lors des rafales, ça c’est pas de la brise. En approchant de la pointe près d’Addaura j’aperçois déjà au loin que ça écume pas mal là bas ! Les rafales sont franchement plus forte. Je vais voir derrière si c’est bon en longeant la côte de près. En arrivant sur la pointe c’est la claque ! Les rafales soulèvent l’eau et même au loin près des côtes ça souffle fort, je pensais que ça serait plus à l’abri que ça. Ça ne va pas le faire même si le port n’est pas loin, j’ai déjà une belle journée dans les pattes, j’ai quasiment pas mangé à midi, je prends encore l’eau et là il ne faut pas se rater !!! J’arrête de pagayer un instant et j’hallucine de voir qu’instantanément je recule à toute vitesse ! Bon ok, demi tour. Les rafales les plus fortes soulève encore l’eau et je constate que le Kialivak file plus vite que le Bélouga. Je note que le kayak chargé est bien équilibré mais il faudrait que je soulage juste un peu l’avant : à plusieurs reprises dans les vagues les plus hautes alors que le kayak se soulève de l’arrière toute la pointe et la trappe ovale sont sous l’eau. Cela ne gêne en rien le maniement du kayak. Je suis loin d’être en surcharge et aucun sac sur le pont. Donc retour au site de bivouac repéré précédemment. Là je peux dire que l’aventure commence vraiment ! :-)

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